Informations données à titre indicatif.
Nous ne sommes ni avocats ni juristes. Ces conseils résultent de nos recherches sur des sources officielles, citées en bas de page. Ils ne remplacent ni un conseil personnalisé, ni la lecture de votre contrat d’assurance. En cas de doute, rapprochez-vous de votre assureur, de la mairie ou d’un professionnel du droit.
1. Déclarez sans attendre
Pour les dégâts causés par le vent, la garantie tempête de votre contrat s’applique. Le délai indicatif pour déclarer est de 5 jours ouvrés après le sinistre.
Ce délai est peut-être déjà dépassé pour vous, mais cela ne veut pas dire que vos droits sont perdus : sur une catastrophe reconnue publiquement comme celle de Pomas, un léger retard n’entraîne pas de refus automatique. Votre assureur devrait prouver que ce retard lui a causé un préjudice réel pour réduire ou refuser l’indemnisation.
Déclarez maintenant. Une déclaration tardive vaut mieux que pas de déclaration du tout.
2. Ne tranchez pas « tempête » ou « catastrophe naturelle »
Il existe deux régimes : la garantie tempête (incluse dans votre contrat, sans condition d’arrêté) et la garantie catastrophe naturelle (qui dépend d’un arrêté officiel). Ne choisissez pas à la place de l’assureur.
Décrivez les faits avec précision, demandez la garantie tempête, et réservez vos droits au titre d’un éventuel arrêté de catastrophe naturelle. Évitez de rédiger votre déclaration comme une conclusion définitive : cela peut enfermer votre dossier dans une cause mal établie.
Exemple de description : « rafales et phénomène tourbillonnaire le 24 août 2026 à Pomas ; toiture arrachée ; pluie entrée par les ouvertures ; meubles détériorés ; façade fissurée ; logement temporairement inhabitable ».
3. Surveillez la reconnaissance de catastrophe naturelle
Si un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour Pomas, il sera publié au Journal officiel . À partir de cette publication, vous disposerez de 30 jours pour déclarer votre sinistre au titre de la catastrophe naturelle.
Cet arrêté peut ne pas encore être paru au moment où vous lisez ces lignes. Renseignez-vous régulièrement auprès de la mairie, qui informe généralement les habitants, ou consultez Légifrance .
4. Sécurisez les lieux et gardez les preuves
Avant de déblayer ou de réparer : mettez les lieux en sécurité — attention aux structures fragilisées, aux lignes électriques tombées, aux vitrages brisés.
Photographiez et filmez l’ensemble des dégâts, et conservez si possible les biens endommagés. Gardez toutes les factures d’achat, devis de réparation et justificatifs : ils sont essentiels pour l’expertise et l’indemnisation.
5. Demandez votre contrat par écrit
Réclamez à votre assureur les conditions générales et particulières de votre contrat applicables à la date du 24 août 2026, avec les éventuels avenants. Ne vous contentez pas d’une réponse par téléphone : c’est le contrat écrit qui détermine vos garanties réelles.
6. Faites-vous accompagner en cas de blocage
Vous pouvez demander une expertise pour évaluer les dommages, et mandater votre propre expert en cas de désaccord avec l’assureur.
Si le litige persiste, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de l’assurance. Des permanences juridiques ou une cellule d’accompagnement peuvent aussi être mises en place localement — renseignez-vous en mairie.
Remplir ma demande de relevé →
Sources : Code des assurances, article L113-2 (délais de déclaration) ; Service-Public.fr (déclaration de sinistre par type d’événement) ; analyses juridiques publiées sur la situation de Pomas (août 2026).
Page rédigée le 30 août 2026, à titre informatif et non contractuel. Vérifiez toujours l’information la plus à jour auprès de votre assureur ou de la mairie.